Mediation

 

Le droit canonique suggère de recourir aux efforts des sages pour éviter les conflits (Cf. c. 1446 ou 1733).

Elle recommande ainsi le recours à la médiation, qui, selon Michel Tchicaya, serait la justice du XXIème siècle.

Tel est également notre point de vue, car la justice classique prononcée par un juge ou un arbitre, voire proposée par un conciliateur, apporte une solution équitable à un litige entre des personnes et/ou des  groupes, mais elle ne règle pas le conflit entre les parties qui est à l’origine du litige.

Ainsi la justice classique ne nous semble pas appropriée à l’Église, car son objectif n’est pas tant de régler les litiges en rétribuant chacun selon son dû, mais plutôt de créer et/ou de maintenir la communion entre les frères et avec la hiérarchie de l’Église.

De plus, il ne nous semble pas opportun d' »éviter les conflits » en faisant semblant d’être d’accord alors qu’on ne l’est pas, ou en étouffant les revendications quand elles s’expriment. Nous dirions quant-à nous que l’Église doit découvrir l’importance des conflits dans la construction humaine et sociale. _Jésus n’a-t-il pas dit : « Pensez-vous que je sois venu mettre la paix sur la terre ? Non, je vous le dis, mais bien plutôt la division. »

Il nous semble au contraire important d’éviter la violence et la rupture des relations, en saisissant l’opportunité des conflits pour créer une  communion plus profonde entre les personnes et avec la hiérarchie.

Pour ce faire, la médiation joue un rôle fondamental, comme le montrent les pages suivantes :